10. Twas the night before Christmas

Voici le poème écrit par Clement Clarke Moore  en 1822 et publié dans une gazette New-yorkaise en 1823 qui nous décrit pour la 1ère fois, le Père Noël, dans sa version contemporaine :


 
 
‘Twas the night before Christmas / when all through the house / Not a creature was stirring / not even a mouse / The stockings were hung by the chimney with care /In hopes that St. Nicholas soon would be there / The children were nestled all snug in their beds / While visions of sugar-plums danced in their heads / And mamma in her ‘kerchief, and I in my cap / Had just settled down for a long winter’s nap / When out on the lawn there arose such a clatter / I sprang from the bed to see what was the matter / Away to the window I flew like a flash / Tore open the shutters and threw up the sash / The moon on the breast of the new-fallen snow / Gave the lustre of mid-day to objects below / When, what to my wondering eyes should appear / But a miniature sleigh, and eight tiny reindeer / With a little old driver, so lively and quick, / I knew in a moment it must be St. Nick. / More rapid than eagles his coursers they came / And he whistled, and shouted, and called them by name / « Now, Dasher! now, Dancer! now, Prancer and Vixen! On, Comet! on Cupid! on, Donder and Blitzen! / To the top of the porch! to the top of the wall ! Now dash away! dash away! dash away all ! » / As dry leaves that before the wild hurricane fly / When they meet with an obstacle, mount to the sky, / So up to the house-top the coursers they flew / With the sleigh full of toys, and St. Nicholas too. / And then, in a twinkling, I heard on the roof / The prancing and pawing of each little hoof. / As I drew in my hand, and was turning around, Down the chimney St. Nicholas came with a bound. / He was dressed all in fur, from his head to his foot, And his clothes were all tarnished with ashes and soot / A bundle of toys he had flung on his back / And he looked like a peddler just opening his pack. / His eyes how they twinkled ! his dimples how merry ! / His cheeks were like roses, his nose like a cherry ! His droll little mouth was drawn up like a bow / And the beard of his chin was as white as the snow / The stump of a pipe he held tight in his teeth / And the smoke it encircled his head like a wreath / He had a broad face and a little round belly / That shook, when he laughed like a bowlful of jelly. / He was chubby and plump, a right jolly old elf / And I laughed when I saw him, in spite of myself / A wink of his eye and a twist of his head / Soon gave me to know I had nothing to dread / He spoke not a word, but went straight to his work / And filled all the stockings / then turned with a jerk, And laying his finger aside of his nose / And giving a nod, up the chimney he rose / He sprang to his sleigh, to his team gave a whistle, / And away they all flew like the down of a thistle. / But I heard him exclaim, ere he drove out of sight / « Happy Christmas to all, and to all a good-night. »

Traduction Française : 

Dans la nuit de Noël, on n’entendait pas un bruit / Dans toute la maison, pas même celui d'une souris / Devant la cheminée, attendant le Père Noël / Nos chaussons étaient bien rangés, pour qu’il arrive à tire-d’aile. / Blottis bien douillettement au creux de leur lit, / Les enfants faisaient des rêves de sucre candi. / Maman et moi, bonnet de nuit jusqu’aux oreilles, / Etions prêts à plonger dans un hivernal sommeil. / Soudain, dehors, il y eut comme un cliquetis. / Pour voir de quoi il retournait, de mon lit, je bondis, / Comme un éclair vers la fenêtre je volai, / Ouvris à deux battants, écartai les volets. / La lune, sur la neige nouvelle, / Faisait tout briller comme en plein soleil. / Quand à mes yeux émerveillés apparurent / Huit petits rennes, un traîneau miniature, / Et un conducteur si vif et si rapide, / Que je compris à l’instant qui était dans ce bolide. / Plus rapides que des aigles arrivaient ses coursiers. / Il les appelait, il sifflait, il criait : / Là ! Tornade ! Là ! danseur ! Là ! Furie et Fringant ! / Suivez Comète ! Suivez Cupidon ! Suivez Tonnerre et éclair ! / Au dessus du porche ! Au dessus du mur ! / En avant, en avant, à toute allure / Comme des feuilles mortes qui, dans l’ouragan sauvage, / Quand elles sont arrêtées, montent jusqu’aux nuages, / Ainsi, jusque sur la maison, je vis les rennes / Entraîner le Père Noël et tous les jouets sans peine. / Alors, dans un scintillement, j’entendis tout là-haut / Caracoler et frapper chaque petit sabot. / Je tournais la tête et tendais le cou, / Quand le Père Noël dans la cheminée sauta d’un seul coup. / Tout de fourrure habillé, plein de cendres et de suie de la tête aux pieds, / Un sac de jouets jeté sur son dos, / On aurait dit un vagabond qui vient de poser son fardeau. / Comme ses yeux pétillaient ! Comme ses fossettes étaient joyeuses ! / Son nez rappelait une cerise, ses joues ressemblaient à des roses. / Sa petite bouche était drôle, relevée comme un guidon / Et blanche comme neige la barbe à son menton. / Entre ses dents il serrait une pipe usée / sa tête était entourée d’une couronne de fumée. / Un visage épanoui, un petit ventre rond / Qui bougeait quand il riait, comme un petit ballon, / Rondelet, potelé, c'était un vieux lutin / Et je ris malgré moi, le voyant si mutin / Il cligna de l’œil, tourna la tête de côté, / Et je vis que je n’avais rien à redouter. / Allant droit à sa tâche silencieusement, / Il remplit tous les chaussons, puis se retourna vivement, / Hocha la tête, un doigt posé le long de son nez / Et remonta dans la cheminée / Il sauta dans son traîneau, siffla son équipage, / Et tous ils s’envolèrent comme du duvet dans les nuages. / Je l’entendis s’exclamer, comme il s’éloignait dans le ciel : / Bonne nuit à tous et joyeux Noël.

En 1921, un poème resté anonyme, intitulé « The children’s friend (l’ami des enfants) » avait été publié par l’imprimeur William Gilley. Ce poème a visiblement inspiré Clement Clarke Moore. Voici l’original ainsi qu’une traduction (par mes soins)


 

Through many houses he has been /And various beds and stockings seen / Some, white as snow, and neatly mended /Others, that seem’d for pigs intended. / Where e’er I found good girls or boys / That hated quarrels, strife and noise / I left an apple, or a tart / Or wooded gun, or painted cart. / To some I gave a pretty doll / To some a peg-top, or a ball / No crackers, cannons, squibs, or rockets / To blow their eyes up, or their pockets. / Old Santeclaus with much delight / His reindeer drives this frosty night. / O’er chimneytops, and tracks of snow / To bring his yearly gifts to you. / The steady friend of virtuous youth / The friend of duty, and of truth / Each, Christmas eve he joys to come / Where love and peace have made their home. / No drums to stun their Mother’s ear / Nor swords to make their sisters fear / But pretty books to store their mind / With knowledge of each various kind. / But where I found the children naughty / Manners rude, in temper haughty / Thanklefs to parents, liars, swearers / Boxers, or cheats, or base take-bearers. / I left a long black, birchen rod / Such as the dread command of God / Directs a Parent’s hand to use / When virtue’s path his sons refuse.

Traduction Française (par mes soins en 2010) :

 
Dans chaque maison où il est allé / les souliers étaient posés au pied du sapin. / Certains étaient blanc comme neige et soigneusement rangés / d’autres fort sales appartenant sans doute à des gredins. / En arrivant chez les filles et garçons sages / enfants restés gentils et discrets toute l’année / il a laissé une pomme ou une tarte sur son passage / ou encore un fusil de bois ou un panier décoré. / Pour certaines, il a donné une jolie poupée / pour d’autres une toupie ou un ballon / mais pas de pétards, canons ou fusées / qui peuvent blesser et abîmer les poches de pantalon. / C’est un vieux Père Noël et c’est pour lui un régal / lorsque son renne, au travers de la nuit glaciale / le conduit en cette nuit de l’année, sur les chemins enneigés / pour qu’il puisse glisser ses cadeaux de cheminée en cheminée. / Il est l’ami des bons enfants. / Un ami fidèle, loyal et aimé. / Chaque nuit de Noël, la joie se ressent. / L’amour et la paix emplissent chaque foyer. / Il n’offre pas de tambours bruyants / ni de longues épées effrayantes / mais de beaux livres d’enfance / ouvrant chacun à la connaissance. / Dans les maisons des vilains garnements / ayant de mauvaises manières et sale caractère / qui sont impolis et désobéissants / qui se battent, trichent et ne sont pas sincères / il laisse un long bâton cinglant / qui, commandé par la main de Dieu / et dirigé par les parents / vient punir les irrespectueux. 






 
 


 

 

 

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