09. Saint Nicolas






Nicolas (dont le nom signifie « victoire du peuple ») également connu sous le nom de Nicolas de Myre, serait né à Patare, en Lycie (actuelle Turquie), vers 270 et mort un 6 décembre (entre 343 et 352). Il est un saint très populaire aussi bien chez les Chrétiens que chez les Orthodoxes. Il est l’un des principaux ancêtres du Père Noël.

Saint Nicolas est, entre autres, le saint patron des écoliers, des marins, des célibataires, des bouchers et des voyageurs. Sa commémoration chrétienne le 6 décembre est une fête très populaire dans bien des pays. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l’année, ont été sages, reçoivent des friandises et des cadeaux. Saint Nicolas fait sa distribution à dos d’âne ou monté sur une beau cheval blanc nommé Slupinis. Les enfants qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le Père Fouettard.

Saint Nicolas qui était l’évêque de Myre distribua tout au long de sa vie et lors de ses nombreux voyages l’immense fortune qu’il tenait de ses parents. Plusieurs légendes lui sont attachées. La plus connue étant celle des 3 petits enfants tués par un boucher et mis au saloir comme des pourceaux. Saint Nicolas au bout de 7 ans passe chez le boucher et ressuscite les enfants. Il a également sauvé 3 jeunes filles de l’esclavage en leur offrant à chacune une bourse d’or. Ceci permit à leur Père de les doter afin de les marier. Il sauve également de la tempête les marins d’un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.



Quant au personnage du Père Fouettard, il serait inspiré du roi d’Espagne Charles Quint (1500 - 1558). En 1553, lors du siège de Metz par les troupes de Charles Quint, les tanneurs de la ville pour stimuler la résistance des habitants, eurent l’idée de le représenter grotesque, menaçant, vêtu de haillons et armé d’un fouet et il le firent déambuler dans les rues sous les jets de pierres des Messins. Le siège fut levé juste avant la Saint Nicolas. Le 6 décembre, Charles Quint-fouetteur accompagna Saint Nicolas dans sa tournée de maison en maison. Les parents qui l’invectivaient pour soulager leur agressivité contre l’empereur découvrirent qu’il faisait peur à leurs enfants. Au cours de l’année, ils les menaçaient d’être fouettés par Charles Quint s’ils étaient désobéissants. Au fil du temps le souvenir de Charles Quint s’est effacé pour laisser place au Père Fouettard.

En Hollande, St Nicolas est accompagné de son valet le « Zwarte Piet » (Pierre le noir) . C’est un joyeux drille qui est, peut-être, inspiré des Rois Mages d’Orient ou bien d’Oel, fils du dieu Odin, réputé pour épier les gens par les cheminées et c’est pourquoi son visage est barbouillé de suie. 



Dans d’autres pays, il est accompagné de « diables » ou « personnages punitifs » tels que « Hans Trap », « Krampus » ou « Knecht Ruprecht » qui symbolisent le mal, la mort et l’enfer. Il est possible que ces personnages soient inspirés du très ancien dieu païen Herne/Cernunnos détourné de sa fonction originelle (il était un dieu bienfaiteur relié à la nature).


Saint Nicolas a toujours eu un côté ambigu avec deux visages. Il représente à la fois le bien et le mal. Si Nicolas a très certainement existé, il est fort probable que la Chrétienté a largement enjolivé sa légende. Et il est à noter qu’on retrouve chez St Nicolas plusieurs caractéristiques du dieu païen scandinave Odin… (par exemple, son cheval nommé Slupinis est très proche du cheval à 8 pattes d’Odin, nommé Sleipnir). Il est donc probable que le culte de St Nicolas soit venu remplacer des cultes païens plus anciens.

Aujourd’hui, quelques spécialistes du saint pensent même que le Père Noël pourrait être inspiré de son accompagnateur punitif…



 
La légende des 3 petits enfants :

 



Il semblerait que cette légende provienne de l’histoire selon laquelle St Nicolas délivra 3 officiers romains détenus dans les geôles de l’empereur Constantin juste avant que ce dernier se convertisse au Christianisme.

Cette légende, ensuite représentée en peinture, faisait apparaître St Nicolas de très grande taille à proximité de la tour où étaient emprisonnés les 3 officiers. Les Chrétiens d’occident ne sachant interpréter cette peinture, crurent que St Nicolas délivrait des enfants mis au saloir. 



La St Nicolas de Bari (Italie) : 


En 1087 des commerçants italiens se seraient emparés de la dépouille du saint pour la rapporter à Bari. Depuis, chaque année, en mai, la ville remet en scène l’arrivée de St Nicolas. Encore de nos jours, bon nombre de pèlerins s’y déplacent pour bénéficier des bienfaits d’une huile précieuse qui s’écoulerait de ses ossements.

Au début du 12ème siècle, un Lorrain nommé Aubert de Varangéville, ayant à son actif de hauts faits d’arme, passe par Bari où il obtient une phalange du saint. Il rapporte celle-ci à l’église de Port (à côté de Nancy). La ville prend alors le nom de St Nicolas de Port.

 

Emission radiophonique « La marche de l’histoire » consacrée à St Nicolas – 4 décembre 2016 :
 


 La vie de St Nicolas (audio en 2 parties) :

 
 
 
 
















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